mardi 26 mars 2013

D'un Kof de diamètre ...

Après un revirement de dernière minute quant à mes bagages, j'arrive finalement à la gare in extremis pour attraper le TGV, après un passage éclair à l'accueil jambon-beurre chez Paul. C'est le premier good beat du weekend, c'est fermé mais ils sont sympa, je suis servi et avec le sourire.

Je prends place dans le train et je sens rapidement que le voyage pourrait être assez pénible. Je suis installé en face de deux Américaines dont l'une va complément m'immuniser au whine. Comme en plus je suis très mal installé avec mes guiboles d'escogriffe je n'ai qu'une option, le rire intérieur. Honnêtement, je me demande encore comment la deuxième n'a pas étranglé la pro du team Whinamax  avant même la montée, tant elle y va de ses "Oh God" à intervalles aussi réguliers que courts. Je décide de m'administrer une bonne dose de Bukowskine (des labaratoires Cynik) et à bas le whine des transports !

Arrivée gare de l'est en temps et en heure (c'est possible), les compères SBO sont au bout du quai pour m'attendre : David le capitaine, et notre tout nouveau Djibril Cissé de la team, Vincent, jambes en carton et coupe de cheveux façon puzzle. Il faut dire que notre Raulvolfoni a décidé de jouer à " Rémy Julienne fait de la Moto " dans la semaine, avec un succès mi-figue mi-gadin ...

En route pour Kofland via le RER E.
On aurait dû penser à prendre un skateboard pour le grabataire (façon Kenny de Claude Gagnon) mais il faut lui reconnaitre une capacité visuelle hors du commun, nous serions toujours errants à deux mètres de la gare Magenta sans lui !
Un petit tour dans la Carlosmobile et ça y est, la maison fontenaysienne est prête à accueillir la première vague SBO. Carlos est comme à son habitude très souriant, quoiqu'un peu fatigué, mais son abstinence alcoolique lui garantit de revenir à jeu très vite.
Les retrouvailles commencent autour d'une bière et rapidement la décision est prise : " On va se retrouver avec trop de choses demain, il faut sacrifier tout de suite une des bouteilles de Vincent ! ".
Vous l'aurez compris, le St-Joseph est dûment condamné. Pis, il est massacré en partie par le Captain Dave qui renverse le précieux nectar sur la table. Il n'a pas souhaité se justifier mais je sais qu'il vient d'une contrée sauvage de l'Isère où l'on a astucieusement détourné la cafédomancie originelle pour lire l'avenir dans le pinard.

Malheureusement il n'est pas très bon en simili-test de Rorschach sur table bassement suédoise, sinon il aurait pu anticiper l'histoire de la baguette d'angle. Les SBO sont de fieffés cascadeurs et il en fait la démonstration quand, plein d'allant pour se diriger au pipiroom, il effectue une chute à la grâce à mi-chemin de celle déployée autrefois par Surya Bonaly ( et ses justaucorps roses) et celle d'un Pierre Ménés danseur étoile au Bolchoï. La marche est défigurée, baguette explosée mais au moins le Captain est sauf, pas l'honneur :p

Il est bientôt temps de se coucher, non sans avoir repris une petite bière (ou deux), mais dans moins de 6 heures il faudra se préparer à accueillir les autres ...

Nuit courte mais efficace, quelques cafés et une visite de la boulangerie au vendeur le plus mou et le moins affable de l'histoire (certifié par deux distinctions au Guinness des retors).

Un nouveau membre de la team arrive en la personne de Stefal. Il s'agit de ma première rencontre avec l'ami belge et j'avoue que je me demandais si alchimie il y aurait. Pas de suspense, oui ! La beauté dans tout ça, c'est que souvent l'image que l'on a derrière un pseudonyme est altérée par le relatif anonymat offert sur la toile. Stephane et Stefal ne diffèrent pas d'un iota, il dégage une bienveillance sereine et transpire l'amour du savoir et du partage (Je tiens à rassurer sa femme il ne s'est rien passé entre nous :p ). En plus, pour ne rien gâcher, il arrive les bras chargés de belgeries et bien sûr celles contenant des bulles retiennent toute mon attention, il est nutsé avec sa paire de St Feuillien :D
Un peu de guitare avec l'héritier de la dynastie Kof, Louis le ptit gars, qui va probablement devenir un bon musicien au vu de sa capacité rythmique à 5 ans, et nous nous mettons en route vers le Cercle Clichy Montmartre malheureusement sans attendre Gum et Ded, légèrement en retard.

Nous retrouvons Mama, Busty et King Yoann, alors même que les autres arrivent aussi, il est temps de passer à l'apéro ! Les filles sont très raisonnables puisque AnneSo prendra un café tandis que Valérie commande un coca light ! Oops c'est un missclick et ce sera finalement un pastis :)
Je profite par ailleurs de cet espace pour m'inscrire en faux contre les déclarations de Mama, si effectivement certains d'entre nous prirent des Monaco (j'ai les noms), nous sauverons l'honneur SBOien à la Maredsous en compagnie de Stefal.

Le temps passe vite et c'est déjà l'heure du dilemme, on mange ou on s'inscrit ?
Ce n'est pas ouvert aux inscriptions ? Et bien mangeons ! :p
Valérie nous quitte pour cause de rendez-vous, en même temps elle est végétarienne et je crois qu'elle aurait fold la carte du resto où nous allions.

Plus le temps passe et plus il devient clair que nous serons en retard, il faut envoyer des émissaires et ce sont les deux cascadeurs de la team, Vince et David, qui sont choisis pendant que nous nous laissons charmer par un duo Brouilly-Bavette d'Aloyau, la nouvelle saison de HippoAcademy est plutôt correcte. Nous allons avec Kof ensuite, en bonnes doublures, relayer les compères.

Je dois dire que j'ai été agréablement surpris de ne voir personne ronchonner alors que nous nous insérions dans la file pour acheter 7 places à un tournoi risquant d'être complet. Idem, bonne surprise du côté de l'organisation qui gère tout de manière très rapide et dans la bonne humeur. Le lieu quant à lui est vraiment très intéressant. La verrière apporte une lumière parfaite pour révéler discrètement ça et là les quelques traces que le temps a laissé. On sent que c'était flamboyant, maintenant c'est plein de caractère. La salle de multicolore ("la roulette du peuple") est vraiment impressionnante et j'aurais aimé y voir des hordes de gamblers Chinois faire vibrionner des liasses elles aussi multicolores.
Quel dommage de n'avoir pas pris mon appareil photo ! :(

Tickets en poche nous retournons au resto pour retrouver les autres et terminer le Brouilly. C'est l'heure aussi pour Yoann de nous quitter puisqu'il dispute pour sa part un deep Babysitting.

Encore quelques instants et c'est le shuffle up and deal. J'ai décidé de ne pas vraiment parler de poker donc je résumerai cet aspect du weekend en quelques mots, désert de cartes pour l'essentiel et mes rares spots créatifs n'ont pas atteint l'objectif, il faut dire que notre table était d'un niveau plutôt honorable. Pas très important. Je signalerai aussi que c'était un réel plaisir à table, il régnait une franche bonne humeur et j'ai pu sympathiser avec Ludivine ma voisine de droite ainsi qu'avec Johan à ma gauche, à noter également la présence d'Eric Gum, 2 balloches à table sinon rien.

Ludivine est une connaissance d'AnneSo dont elle m'a dit de me méfier :p Mon read après quelques tours est évident, elle a beaucoup aimé son voyage en Thailande, je lui sauverai donc la mise quand un mal de crane viendra l'embêter. Johan, lui, est clavier dans le groupe Thirteen lines, et affiche un look proche des membres de The Mars Volta avec sa petite moustache. Les autres sont eux aussi tous contents d'être là, même si l'un d'eux n'a pas trop aimé mon overbet river avec les nuts et il foldera sagement sa pointure inférieure, à ma décharge, j'étais dans un cercle parisien, sur une table siglée wina et nous n'avions joué que quelques mains, j'ai donc tenté de prendre un maximum de value tant il était face up, gourmand va !

Après un bust anecdotique 69ème/141 (On appelle ça la vincentième place) il s'avère que les troupes sont décimées et seuls Stefal et David sont en course au retour du diner break. Pas pour longtemps malheureusement et notre prestation est à l'instar de la récente élimination au King5 au stade 1, pas de SBO au day2 :(
(J'en profite pour remercier Mama qui nous a fait obtenir une jolie ristourne sur l'adhésion)

La bonne nouvelle est que nous allons pouvoir honorer dignement la caisse de champagne qu'Eric à rapportée, ainsi que les délicieux macarons qui l'accompagnent. Dignement c'est bien le mot, quelques SBO finiront bien fatigués par toutes ces péripéties. Nous ferons un sit&go poker champagne, conclut superbement par Stefal à mes dépens, et il raffle le prizepool qui sonne un peu inventaire à la Prévert en version liquide pour l'essentiel : une bouteille de champagne, une bouteille de chartreuse, les croissants du lendemain, Kof est en freeroll vu le boucan d'enfer que nous infligeons à sa famille et les dégats dûs au Captain que nous rebaptiserons L'ouragan Dave, des belgeries à bulles et une bouteille Vincentienne de rouge. Ma contribution au prizepool était un peu spéciale puisque j'organiserai un weekend poker+bouffe tout bientôt (j en profite pour inviter officiellement Fred D8 à se joindre à nous, date à définir).
Ce sit and go aura également été ponctué des rires de Ded, que je qualifierais d'incroyables ! Son rire n'a rien de risible, c'est juste la durée des éclats qui est tout bonnement folle. On dirait une démonstration d'un vieille acteur sur le rire gouleyant, sauf que Ded ne fait pas semblant il se régale, juste.

La nuit se terminera en tête à tête avec le captain pour vérifier si la chartreuse (Stefal me fit don d'une partie du prizepool dans une déclinaison winner share all) est aussi bonne qu'en 2012, elle l'est, la session des SBO aussi, même si on a déjà la nostalgie d'avant (le froid polaire à Lyon, Maggie sur le quai de la gare à la place de Vincent et Dave, les ptits costumes de vaches et autres enfants battus :D *soupirs* ... )et presque déjà la nostalgie de finir ce weekend. 6h30 il est temps de dormir alors que le petit jour a fait son apparition depuis un bon moment.

C'est la dernière matinée SBO est Carlos fait découvrir les pasteis à la plupart d'entre nous, Stefal ayant déjà gouté à ces petites merveilles de la pâtisserie lusitanienne. Louis est déjà bien réveillé, maman aussi mais on sent que la présence des SBO l'a empêchée de dormir, désolé(s).

Il est temps de se séparer mais nous passerons encore quelques heures ensemble avec Kof, Vince et David. J'aurais voulu retourner à Beaubourg voir la rétrospective Dali, malheureusement le parvis du centre Pompidou grouillait d'une foule toute alignée, ce sera mon seul spectacle surréaliste de la journée ou peut-être mon excuse pour aller à Figueras.

En attendant, il faut que je trouve quelque chose à faire car mon rendez vous suivant est 2 heures plus tard au pub Yellow Mad Monkey. J'ai eu alors la lumineuse idée d'aller directement là-bas et de noter deux trois idées pour ce post, le problème c'est que je n'avais qu'un papier de taille Post-itale et que du coup, j'ai bu 3 pintes de Grimbergen à la place :) Une fois Seb arrivé, c'est reparti pour trois nouvelles pintes et je voyagerai pour l'essentiel au wagon bar avec une collègue qui prenait le même train, j'ai même accepté de terminer un projet dont la réalisation est une sorte d'arlésienne de mon service.

Comme toujours au retour de ce genre de weekend, ce n'est pas facile de revenir à la réalité, même si je peux vous assurer que j'étais dans un état d'ébriété avancé, je n'avais pas l'envie de dormir. Alors j'ai écouté de la musique, siroté une petite chartreuse iséroise pour finalement m'endormir la tête pleine de souvenirs et d'éclats de rires. Nous sommes une vraie équipe, il n'y aura jamais d'ex membres (une pensée à Rincevent et à Xavier CelticTouch), et " Amagad le jour où ça passe ! " car on ne peut pas toujours perdre ;)

K.
P. S. : Voilà c'était mon post annuel :) Au cas où, j'ai désormais un autre blog mais je vous préviens c'est un peu barré :p

D'un Kof de diamètre : unité mesurant la taille du coeur des SBO, parfois utilisée en matière de téléviseurs géants. Merci les mecs, j'vous aime !

lundi 20 février 2012

Fine épique !

Vous avez dû voir ce drôle de logo à plusieurs reprises désormais, cependant il semblerait que les membres de la team ont décidé de cacher derrière notre étendard un secret que ce premier épisode de "Dans la tête d'un SBO" va tenter de lever.
Dissipons de suite un malentendu, tout ce qui se passe à Lyon ne restera pas à Lyon ...

Jeudi 9 février 8h00

Bon ok, en fait 9h25, une valise à faire et un TGV à 11h10 ne sont pas à même d'amoindrir la détermination d'un SBO. Vous vous en doutez aussi, une time bank si réduite a complétement déséquilibré mes ranges caleçons/tshirts, pas grave, je reste inexploitable. Je fonce donc, guilleret, vers la capitale des Gaules et cette première rencontre IRL avec Vince Raulvolfoni, David Sharkfisher, Eric Gum et Carlos Kof (pour ce dernier ce sera en fait la seconde fois après une session strasbourgeoise où j'ai surtout joué des casseroles et sans merguez s'il vous plait, je suis nutsé en cuisine !).

A nous le Partouche Poker Deepstack ! C'est du moins ce que je crois car dès le début du voyage, les signes ne trompent pas, je suis les traces de Xewod, celui pour qui on dit désormais de Jesus qu'il run comme Chris, 1h30 de voyage et déjà 1h30 de retard, bof elle est pas si mal cette gare de Besançon après tout ... Quelques pages de Hunter S. Thompson plus loin, je songe déjà à ce post et gribouille quelques notes sur un carnet de fortune, aussi inutiles qu'illisibles finalement.

Jeudi 9 février Plus tard

J'arrive en gare de Lyon Part-Dieu en espérant que mon retard ne va pas m'infliger le premier bad, en effet si j'arrive si tôt c'est que je dois retrouver Maggie de retour après 3 semaines d'un voyage madrid-marrakech-madrid, ma blonde comme diront les autres ensuite tout en thin value sur ce qu'ils ont compris de sa quebecquitude. Impromptu facile à gérer diront certains, mais je suis l'un des derniers représentants d'une tribu presque disparue, ceux qui marchent debout sans téléphone portable.
La variance me laisse tranquille puisque son avion est arrivé pile dans les temps pour qu'elle puisse être sur le quai, wahou, je run vraiment comme un éleveur de brebis !

Pas de surprise non plus, il fait assez froid à Lyon pour penser à aller se réchauffer dans le premier Picard venu, un comble (euh le magasin de glaçons messieurs les degen', pas le mec à l'accent tout en overbet naaan mais !). Nous serons recueilli un peu plus tard par Vincent, sa douce et leurs deux mini-SBO, qui nous hébergeront ainsi que toute la team pendant le week-end. Juste le temps de boire quelques bières belges dans les bars du quartier pour arriver à un horaire décent et nous voici dans les lieux, prêt à en découdre avec un St Joseph, une bouteille de champagne que j'ai ramenée du petit casino d'en bas et en ultime rebuy un ptit bordeaux pour assurer le flush draw. Ca parle un peu trop poker probablement mais c'était ça, world company ou les confessions intimes d'un certain couple d'hôtes qui frapperait ses enfants (Bien tenté le "la marque sur le front c'est pour faire comme Harry Potter" maman, mais le bluff est obvious :p).

Vendredi 10 février

Réveil matinal, j'ai mal, Maggie aussi. Nantis d'un classieux mal de tête, nous aurons une nouvelle preuve des mauvais traitements parentaux qui règnent en ces lieux quand l'un des pauvres enfants se verra affublé d'un costume de vache pour rejoindre ses conscrits du carnaval (True Story Bro) à l'heure des Naruto, Spiderman et autres, sûr que le môme aura sa revanche ... C'est déjà l'heure du café et nous n'aurons pas à patienter très longtemps pour que les croissants promis par Eric Gum (je ne peux pas m'empêcher de l'appeler "goume", my bad) arrivent, avec lui et une caisse de champagne qui promet un éventuel bust festif. On m'avait prévenu, le garçon est effectivement plutôt actif dans le chat IRL, sans trop abuser des smileys toutefois. Rebelote pour les références poker jusqu'à l'arrivée conjointe de Carlos Kof (tous nos espoirs reposent alors sur le serrurier parisien qui a acquis une sérieuse experience de la nititude live avec un certain edge en flip vu qu'il a fait coincoin deuxième langue au collège) et David Sharkfisher (j'ai un read très vite sur le zig, il sera mon sparing partner de trash talk :D). J'allais oublier, un nouveau membre est intronisé dans l'équipe, Vienzaveknou "BouteilleDeChartreuse" Etsesgobelet, une toute petite iséroise apparemment bien skillée.

Nous partons donc tous vers le casino car à 13h va intervenir le shuffle up and deal ! A posteriori, j'aurais préféré un Chauffe la salle and deal, vu que si le casino est superbe, les courants d'air dans le chapiteau me rappelaient plus une compétition de kite surf en extrême Finlande du nord.

Coverage (y en faut bien un peu du poukaire non ?)

C'est parti pour une petite dizaine d'heures de jeu (je sais, je spoil un peu mais avec le délai post/réalité vous devez vous douter que je meurs à la fin vu que Kate Winslet me laisse pas monter sur radeau de fortune alors qu'il ya clairement de la place pour deux ...).

Je suis plutôt bien content de mon tournoi, j'ai touché un peu de jeu au début, je l'ai bien rentabilisé en plus. Quand ce n'était pas le cas j'ai réussi à trouver quelques bons spots de bluff avec comme résultat de pointer à 110K après 3H de jeu. Notamment une très belle livraison de la cible de la table qui limp/push 90bb sur 100/200 avec AKo UTG quand j'ai AA UTG+1, gg ! Faut dire que je l'avais bluff turn la main précédente et qu'il l'avait mauvaise de se sentir comme un réservoir à jetons depuis son arrivée.

Avec ce stack, je vais tranquillement gérer puis perdre un coup en fin de 6ème heure, quand je vais commettre l'erreur de tenter un bluff river sur LE mec qu'on ne bluff pas, un vieux suisse qui colle comme un vieux Werthers original remis dans son papier après l'avoir gouté. Je raise en EP AKo et le gars me call deux places plus loin, nous verrons le flop heads-up. Qhigh avec deux trèfles (j'ai le K pour backdoor chattage) et je check OOP comme je l'ai fait souvent auparavant, nutsé ou pas, je pense qu'il est assez observateur malgré son côté "chasseur de ventrales de l'impossible" et je l'ai vu bet pour info assez régulièrement, ce qu'il ne manque pas de faire avec une mise 1/3 pot. Il faut savoir aussi qu'il flat tout preflop contre les agros et contre les nits (je l'ai vu faire précédemment avec QQ et AQo et nombre de poubelles variées). Je call pour aviser, avec l'intention de bluff si un trèfle rentre car il n'a jamais misé un seul des 783 tirages tentés (pour 84% de réussite, seulement 65% sur les deux outers ^^), je prends aussi une option tentative de chattage de K, juste au cas où. La turn est une brique et il continue son agression faiblarde par le même bet qu'au flop et je paie assez rapidement toujours accroché à mon plan de bluff river. Boom bébé, un trèfle sort river et il se trompe en bettant rapidement encore le même montant avant son tour, le croupier annonce qu'il est commit sur ce bet, je suis le plan et lui place un bon vieux raise en overbet des familles, je suis pourtant alors sûr qu'il a top paire vu sa séquence et ses habitudes il tank call une minute, et je mucke dégouté quand je vois son AQo avec l'As de trèfle. Bon bien spewy mais la pause va me permettre de me calmer. Je vois toute la compassion dans les yeux du mec qui avait déjà tenté un bluff contre le même gars, avec le même résultat.

Il me reste 95K, bien plus que la moyenne, mais la 7ème heure de jeu va être un calvaire durant lequel je vais perdre set vs quinte floppé (le mec défend 34 en BB) DP vs DP contre un adepte de l'ouverture light et un petit deux outers river pour compléter le tableau. Je ne sais pas comment mais je sors de ce niveau avec 41K, presque inespéré !

C'est le diner-break, Madame Partouche nous a concocté tout un buffet de clapiotes et gencives de porc contre la modique somme de 20 euros ... C'est l'heure de la rencontre avec Mama Sustrac au détour d'un petit verre de chartreuse. En spewtard live qu'il est, il a un mauvais read sur les indications de Maggie quand elle répond à "On boit ça comment ?" par un créatif et québécois "Ben, en shoooooteuuur !". La grimace de Matthieu fait son entrée directe dans le prochain Mike Caro "Tells pour les soirées PS" à la rubrique "Pawned". Comme c'est un joueur que j'estime, je le suis pour la chartreuse cul-sec et quand Maggie me demande "Mais pourquoi ?" - "Je voulais pas qu'on dise que je suis rendu fif' :)

Plus grand chose d'intéressant ensuite, je grind en deux 3bet light jusqu'à 58K (86o et un somptueux 74o sur le même type, la première fois je savais que je chatterais si il call, la deuxième j'avais repéré un tic qu'il avait quand il relançait léger, enfin je crois). Ma table casse et je suis déplacé à la table de Flavien Guénan. L'action sera simple, un flip perdu 88vsAKs et deux resteals dont un fatal quand la BB se réveille avec AQo).

Un très joli tournoi dans tous les cas, on peut vraiment jouer au poker vu la structure, avec en prime la bonne humeur de faire partie d'une équipe de gens simples et juste là pour se faire plaisir.

Après ma sortie il ne reste plus que David Sharkfisher avec un tapis-nain oops un tapis à la verticalité contrariée, restons correc'. Une fois sa place au day2 assurée, nous bravons le froid intense et prenons un taxi pour rejoindre les autres à la soirée ultra privée SBO ... Pas de CR détaillé pour cette soirée mis à part qu'à notre arrivée l'état général des convives fait craindre le pire sur le stock de champagne, mais il en reste assez pour que nous rejoignions la partie surréaliste qui se joue, stack indeterminé, blinds 1/2 et une vague tendance à spew pour ma part, surtout que le reg de ces parties c'est Sharkfisher qui pratique son art du chattage de manière magistrale malgré les "bouffe pas ton stock" qui fusent de tous bords.

Samedi Heure de laisser partir David vers sa destinée ...

Pas trop envie de jouer le side à 300 du soir, nous décidons de rallier Strasbourg au cours de l'après-midi avec Maggie, laissant David, Eric et Carlos se diriger seuls vers le casino pour tenter de faire fructifier le stack du pêcheur de squales. Ca ne trainera pas longtemps, Vince reçoit le coup de téléphone fatidique, KK après 15 minutes de jeu ça gagne pas toujours :(
On passe donc au plan B, fête SBO du samedi soir (bon ok, ça commence en milieu d'après-midi en fait) avec un côté un tout petit peu moins privé que la veille puisque Zara Amélie nous rejoindra en tant que consultante éclairée. Deux sorties dans le froid plus tard, toute la team est suréquipée en matière de boissons, majoritairement alcoolisées même si nous avons pensé à Carlos quelques pizzas venant compléter le tableau.
Une bien bonne soirée qui fera oublier l'absence de résultat lors de ce PPD, l'équipe sortant tout de même encore un peu plus liée après toutes ces aventures.

Dimanche L'heure du farewell

L'heure est venue de mettre un terme à ce week-end et ce sont Kof et Gum qui s'en vont les premiers avec déjà en tête cette prochaine fois à venir. Les deux loustics partis il faudra environ 13 secondes de négociation pour convaincre David de venir manger de gros steaks avec nous. En route pour la rue du docteur Bouchut et son Hippopotamus, on aurait aimé manger ailleurs mais bizarrement à Lyon les restos ne sont déjà pas trop ouverts le dimanche alors passé 14h ...
Ce repas marquera de belle manière la fin de ce week end, de la première angoisse post-arrivée "Naaan mais sérieux ils vont quand même pas nous mettre à côté des gosses en train de frapper un couple de vieux avec des ballons ?" en passant par les picon-bière apéritifs et jusqu'à la levée des plus grands secrets de l'établissement : Chez Hippo, c'est bien, y a plein de choses à volonté sauf qu'ils ne te les amènent jamais ... du coup faut finir le Pessac-Leognan seul parce qu'à le réclamer 3 fois, le coeur d'aloyau et tout fini, pas grave nous prendrons du fromage alors ... "Euh, désolé il n'y a pas de fromage chez Hippo !"
Un dessert plus loin et c'est le temps des adieux provisoires, direction la Part-Dieu pour tenter de décrocher 2 tickets, pas de chance, nous échouons dans ce sat là également, on va tenter de prendre le TGV et aviser auprès du controleur.

Vous imaginez bien la suite, voyage debout au wagon-bar, assez de liquide pour un ticket à 98euros, ma carte sans code (longue histoire de société géniale), les cartes québecoises inefficaces dans le train :/, ce sera donc une amende à 143 euros en bonus, heureusement c'est Maggie qui en écope avec une certaine moue du controleur quand il voit l'adresse "Vous venez d'où ?", "Rimouski", "Où ça ?", "Rimouski", "Vous inquiétez pas, j'avais compris, je voulais juste entendre l'accent ... et vous vous n'avez pas une carte française", "Heu, moi j'ai payé mon billet juste avant", "Ah bon, ben c'est comme si je faisais rien alors, vous comprenez ce que je veux dire"

Il nous reste assez pour 3 bières SNCF et Strasbourg est bientôt là ...



Je vous parlerai bientôt de l'actualité des SBO, les nouveaux membres, le mystère du King 5 où je ne dépasse jamais le level 2 avec peut-être également quelques pépites de deepstacks à la maison ...

vendredi 16 septembre 2011

VeryCoolStoryBro !

23h41 et je sors à l'instant du 20 euros deepstack de 18h sur PS je vous joue le coup au ralenti ...

Oh et puis on va pas donner dans le ouin-whine, c'est mon retour, je fais un smiley à la place de cette jolie sortie :-p

Nice hein ? Ben oui, j'ai fait un stage de smiley à Darsac ces 5 derniers mois, d'où l'absence et les absences, mes stats làs bas, éloquentes : ITM 4 fois sur 6 en smileys moustachus HU et runner up du Hot Limit 8-) or better

Ce qui est sûr c'est qu'à ce stade vous savez que ça risque de partir loin, ne vous inquiétez pas, moi non plus je ne sais pas ce qui vient après (j'aurais aimé pouvoir coller une musique "Diam'sEightCommenceàFlipperEtCommeLesCoinsCoinsCaPassePasBrrr" mais blogger ne fait toujours pas !

Pourquoi je suis de retour ? Et bien c'est très simple, ce soir, en plus de jouer au poker, je chattais gaiement sur MSN (ouais pour jouer aussi je parlais de chatter par contre please pas de gay spotted pour le gaiement) avec 2 des SBO, à savoir Kof et Sharkfisher, quand tout à coup je bust de la TF, pas un problème en soi mais sur PS les deepstacks c'est long et donc mes potes, cette bande de mous, a décidé de folder le reste de la soirée, pas de one time pour bibi. Du coup me voilà, motivé par Carlos et David et je crois bien avoir de drôles d'histoires (anecdotiques) à raconter ...

Par où je commence, ma candidose œsophagienne (si si ça existe et je vous le donne en mille, comment je sais que ça existe ?) ou bien mes 6 jeudi ratés en trois mois au boulot à cause d'un lieu nommé "La Lanterne" et où des palanquées de couchsurfers se retrouvent pour boire des pintes à 3.20e en s'échangeant des bons plans sur des pays dont les drapeaux font mal aux yeux ?

Ah non, je vais vous raconter comment je me suis retrouvé à deux doigts de passer sur TF1 en fâcheuse posture, j'ai peut être juste été coupé au montage, va savoir ... Yannick nous a invité (une bonne douzaine de personnes) pour la fête du vin d'Heiligenstein vu qu'il est vigneron là-bas (domaine JL Meckert). D'abord, arrivée sur place et puis ensuite, ivre mort a partir de je ne sais pas quelle heure mais ça a dû venir vite vu que quelqu'un a eu la lumineuse idée de faire des culs-secs au blanc, sous le soleil avec un groupe **musical?WTF?** (je ne connais pas assez d'adjectifs pour définir mais ptêtre que j'aurais pu mettre ça pour faire peur à Fred, et il a dû en voir de belles à Mulhouse). Bref, je n'ai que quelques flash de la soirée mais ils sont grandioses :

Heure indéterminée 1 : Je fais une chute plutôt violente sur la piste de danse (oh merde, déjà je danse) en entrainant Claire et surtout en faisant un magnifique strike sur une bande de ptis vieux qui n'en demandait pas tant, heureusement c'est zen, je n'ai aucune marque a posteriori si l'on excepte mes genoux de môme de 5 ans qui revient de jouer au cascadeur en vélo (ohhh sounds familiar) et un joli hématome sur la hanche.

Heure indétrminée 2 : Je décide de slammer (crowd surfing) sur la piste de danse (qui doit faire 22 m2 et est peuplée de quelques potes à moi et des random ptits vieux/vieilles adorables je pense rapport à la non violence)

Heure indéterminée 3 : Je suis en train de slammer ! Et ça craint un peu parce que les gens n'ont pas l'aire de très bien gérer ... Je suis à deux doigts de tomber mais non ! C'est reparti pour un tour et je termine délicatement déposé par terre.

Heure indéterminée 4 : Ah ben non il est 7h00 et dans les 20 minutes qui suivent je suis avec la maman de Yannick (que je n'avais pas encore vraiment vue), le chien et en route pour chercher des croissants plus une citerne de coca.

Ce qu'il faut savoir surtout c'est que oui, j'aime faire la fête mais slammer dans ces conditions j'aurais pas parié un kopeck dessus en arrivant là-bas, et il faut noter que j'ai aidé les gens au petit matin à remettre en état la rue principale du village, en fait je pense qu'ils ne se rappelaient pas de moi non plus ...

Je vous rassure je joue quand même au poker, et je ne suis pas alcoolique, par exemple, je n'ai rien bu aujourd'hui, certains objecteront à raison que c'est uniquement parce que mes potes sont des lâcheurs mais tout de même :D crac combo smiley :)
Je me suis réinstallé sur PS et c'est vraiment les nuts à tout niveau. Je me suis enfin mis de manière sérieuse au cash game SH, d'abord quelques mains de NL2 vite fait, j'ai juste déposé 100e donc fallait faire doucement au départ, puis la NL10. Un très beau run au départ, 30bb/100 sur les 10K premières mains, mais ensuite ça c'est bien déréglé. Toujours est-il qu'il faut voir qu'à cette limite le rake est juste indécent, mon winrate est rachitique avec environ 3.5 bb/100 sur 52K mains mais le rake correspond à lui seul à 14.5bb/100 ! Ce qui veut dire qu'un .com je tournerais plutôt vers 9/10bb/100, indécent non ? Enfin bon, je grimpe quand même donc ça va, mais ça va être long. Je jouais 4 tables au tout début puis très vite je suis passé à 6 et désormais je joue 12 tables la plupart du temps, ou bien de 2 à 4 tables de NL25 mais plus focus vu que je n'ai pas un nombre de buy in réellement suffisant pour être confortable (d'ailleurs j'ai remis à plus tard même si je suis pour l'instant à 13bb/100 en 2K mains donc pas représentatif mais aurait pu m'inciter à continuer si je n'avais pas pris deux ou trois set ups 150bb deep et plus, ma roll ne peut juste pas accuser un bad run trop violent).

Du coup c'est super, vu que je joue plein de mains et que je travaille un peu, je progresse aussi pour les tournois qui restent beaucoup plus jouissifs même si je suis passé souvent très proche de jolies perfs sans les accrocher vraiment. Mes stats sont correctes 'mais une perf plus sympa n'aurait pas fait de mal. (Je vous colle ma courbe de pseudo global, si vous ne connaissez pas cette option elle permet de tracer pour tous vos pseudo en même temps, pour une seule requête et sans compte premium. Le seul problème étant que les courbes par room sont très distordues et sharkscope ne tient pas compte des tickets gagnés en championnat ou bonus VIP, 450e dans mon cas)








C'est pas Stefal mais le cœur y est :)

Je reviendrai bientôt, probablement pour une annonce SBOteamesque (donc avec Gum et le destackeur RaulVolfoni) en relation avec Chris Xewod et son superpokerevent ...



P. S. : Mon post est bien sûr dédicacé à FX dont je n'avais jamais entendu parlé avant qu'un mec post sur le CP ... Et à Rincevent (obv ^^)
Et pour les liens faudra attendre demain ...

mercredi 6 avril 2011

Hermano a mano ...

Vous connaissez sans doute ce sentiment vous autres bloggers , "J'ai bien envie d'écrire un post mais je n'ai pas vraiment d'idées ou de matière" (les lecteurs du genre de blog qu'est le mien, remplacez "d'écrire un post" par ce qui vous conviendra, sauf ceux qui tapent des trucs dégueulasses pour arriver ici, à ceux là : "barrez vous, naaan mais ..."). Vous connaissez bien, je ne suis pas à une incohérence près alors voici, je vous livre un post, reste à trouver l'idée ...

Et bien, comme n'importe quel scénariste en panne d'inspiration, j'ai décidé de faire un épisode "FlashBack", pour ceux qui ne connaissent pas le concept, c'est très simple, chaque série indigne de ce nom (généralement surtout chez l'oncle Sam) a des épisodes spéciaux : A Aspen, a Hawaii, de Noël, d'Halloween, a Disney Land, les plus innovants optant même pour des scenarii oldschool (en mémoire un X-Files 50's style) ou encore comédie musicale ... manque a l'appel le père de tous les épisodes spéciaux, le Flashback ! (Oops je re, mes collègues m'intiment l'ordre de venir boire le café que j'ai refusé de faire, ah au fait je me suis coupé les cheveux, à tout de suite ... ayé, la magie du peer2peer, t'as même pas eu à te taper la pub, juste une question au passage, il reste des pervers à ce stade de la lecture ?).

Je vais donc vous rechauffer des vieux trucs de ce blog parce que moi ça me fait bien marrer de relire parfois mes vieux posts et que j'ai zappé mon blogersaire en janvier, en plus je suis chez moi ici (je mets les liens comme ça vous n'aurez pas à vous battre).


Janvier 2010

Je commençais ce blog par une question dans mon Premier billet, "C'est quoi l'équivalent de s'éclaircir la gorge quand on dit adieu à sa virginité blogosphèrique ?", à vrai dire je n'en sais toujours rien mais je n'ai plus vraiment peur de ce que les gens vont retirer de mes posts :)
Meilleur passage imo :
"J'en aurais presque les jetons (pour une fois), j'ai l'impression d'être un fan de Britney qui serait au bord de l'apoplexie à l'idée d'enfin pouvoir obtenir le premier kleenex de son idole si durement conquis sur Ebay."


Je crois que j'étais tout d'abord parti dans une optique "je raconte des mains en trouvant des titres mortels et plaçant de sick jeux de mots" mais dès le troisième post et un récit live, j'ai trouvé ma voie, humour off-colour et non-sense tout en private joke light (You only live once, right? Well, except for Lazarus. Poor sucker, he had to die twice…)
Meilleur passage imo : Obviously tout le passage descriptif des amis présents et en particulier :
"Olivier, lui aussi ancien/toujours coloc dudit appart (jamais là, une maison, une femme, une môme, et même 4 chiens que que vous pouvez adopter en MP, croisés taupe-lamantin je crois, donc read évident, le mec est vener' :). Oli est l'archetype du gars contre qui je ne veux pas jouer hors de position, je suppo-control grave contre lui et je serre les miches du coup."

Après ça, je me fais copieusement pourir par sieur D8 (à raison) pour un move nul dans une partie à 2 euros sur 2 tables basses ... je décide de resserrer mon blogging (et mon BRM pa la même), je reprends le jeu à la base, les termes techniques bien aidé de mon glossiare pour les noobs et les autres.
Meilleur passage imo :
"Les cartes :
N - Bouts de papier ou de plastique (j'ai aussi déjà entendu parler de jeux en peau de lémuriens morts-nés mais c'est plus rare) permettant de s'adonner à la passion dévorante du jeu. Dans les comptes-rendus (CR) ou de longues conversations ennuyeuses de pokéristes, on les note AKQJT98765432 par ordre décroissant de valeur, A=ace=as, K=king=roi, Q=queen=reine (également appelé Rincevent's nightmare si elles sont lesbiennes), J=jack=valet, T=ten=10, les autres, je crois, parlent d'elles mêmes, sinon barrez vous de mon blog !
Toujours dans ces mêmes CR on adjoint parfois des lettres minuscules à ces lettres/chiffres, celles-ci indiquent la couleur de la carte. Pas rouge ou noir mais s pour spade (pique), h pour heart (coeur), d pour diamond (carreau) et c pour club (trèfle). En général, quand on précise ceci, il y a de la couleur dans l'air (5 cartes avec la même petite lettre à côté et qui sont plus fortes que votre misérable KK). Quand on s'en tape de leur couleur mais que deux cartes ont la même, on note s (et ouais, comme pour spade) pour suited ou soooooooouited (assorties). Si les deux sont de couleur différente, on note o pour offsuit et là, on ne met surtout pas plein de oooo, va t'en comprendre.
E - Inventées par le diable lors d'un épisode de South Park jamais sorti pour cause de veto de P. Hellmuth, les cartes contiendraient un message secret à destination des incroyants, QTo est une main jouable."

Je pouvais m'attaquer alors à l'étude du style des mâitres de l'époque comme Rincevent avant qu'il n'endosse définitivement son costume de superWikio dans Tak Tak t'as vu.
Meilleur passage imo :
C'est bien pour une fois de ne pas avoir eu le temps de jouer, du coup cash game, juste 50 mains pour tuer une demie heure de battement avant une soirée à 8, dont 7 filles (Naaan elles sont pas venues de chez Rincevent), à un moment j'ai cru que j'allais devoir causer histoire du sac à main, mais non, pas de bad beat, on restera sur la coiffure et Romain Duris.

Après ce début pas très fracassant, les deepstacks maisons restent ma meilleur source de délire pur comme dans Tapis profond, main raccourcie sans limite
Meilleur passage imo :
"- Barbara est la muse d'Antonin, il lui a d'ailleurs composé tout un album, mais il est long à venir (l'album, pas Antonin). Elle a fait des débuts fracassants dans le monde du poker à l'appart avec un heads up dès sa première participation, elle s'incline alors uniquement parce qu'elle manque d'agressivité dans ce domaine si particulier du jeu. Elle se procure un bouquin, "Poker Bruel, Flop moi fort" ou quelque chose comme ça, et remporte son premier S&G peu de temps après, elle confesse que c'est d'ailleurs parce qu'elle n'a pas encore lu le livre qu'elle en est là. Read sur Elle, elle joue un poker passif passif, agression constante sous forme de 4-check light.

- Alexandra est la muse de Nico, mais il est trop feignant pour lui avoir pondu un album. Elle fait elle aussi partie de la secte des kinés mais elle est quand même la plus agréable à regarder (jouer). Elle s'est mise récemment au poker, je n'ai aucun read sur elle mis à part qu'elle veut voir des cartes, et qu'elle brag sur Facebook quand elle bat Nico en heads-up pour des buy-in que la pudeur m'oblige à taire."

Voila, janvier 2010 c'est fini et je me suis assuré un fond de commerce de dingue pour mes prochains posts ;)

Bon ok, c'était juste une invitation pour que vous lisiez mes vieux posts si je vous manque vraiment, retrouvez y des titres aussi puissants que "Mi-push mi sous-mises", "Je pense donk, je suis ..." ou des jeux de mots inconçus jusqu'alors comme "une dame pas kickée des vers" Lisez moi, bordel !!!

Promis, bientôt je fais le plein de matière pour pondre du neuf, en attendant ne perdez pas trop de temps davant votre PC, fébo dehors :)


jeudi 24 mars 2011

Bust me i'm famous ! (The End)

Voilà, le Dieppe Poker Open est presque fini, pardonnez l'auto référence mais c'est pour donner dans l'épanadiplose pour cette tetralogie -ou pour les puristes l'analplodiplose (j'avoue avoir un peu peur du genre de faune que de tels mots pourraient rameuter :) - car comme me l'a soufflé un quasi-modo du forum "Club Palucheur d'Ouvertures Karmiques d'Echynodermes Rabougris", l'important c'est la taille (des mots mais pas que) ...

Je crois que nous avons eu assez de poker dans ce récit de voyage, sorte de road movie "Marrakech schizo" mené à un train de sénateur plus que d'enfer et où, malheureusement pour l'ersatz de reporter "gonzo" que j'incarnais, manquait une palanquée de substances dans ma pharmacopée marocaine. Pendant que certains jouaient leur A-Game, Chris était mon A-Vodka (bon ok si vous n'avez jamais lu/vu "Fear and loathing in Las Vegas" "Las Vegas Parano" pour les grenouilles, sorry si c'est PlusQueLynchien !), le genre de gars à se faire craquer les AA par les AA, mais le genre de gars qui ne craque pas, papa !

C'est donc parti pour les 12 dernières heures à Marrakech, les 12h désormais classiques post bad beat-generation, un Xewod en goguette malgré la grosse part de déchatte ingurgitée, les dernières Heineken à l'épicurien avec Sam, Kev, JP, Artplay - au pas top de sa forme mais un high roller niveau alcoolémie - et Isa, un déplacement, un room service du Es Saadi qui au fur et à mesure des interventions facture de moins en moins cher pour la même chose (une forme de post-sarkozysme libéré), de la philosophie de comptoir sans comptoir, de la vodka servie dans des verres ballons, on défait le monde et on ne sait pas où recoller des morceaux bien trop petits et irréguliers, en route vers le dernier Awtar, ça sent déjà The End, les atermoiements de Morrison mais sans la magie de Manzarek, je suis broke pour cette fois ou presque mais je paie mon ecot-part à la déesse au grand V et je sais qu'une fois encore rien ne sera plus pareil, c'est le dernier MPO de ce type, le cirque revient toujours en ville, certains lions changent et la symétrie disparait comme dans une fin de boulevard Hoffmanien, enfin stop aux élucubrations, c'est l'heure de dire au revoir, de passer à l'hotel pour récupérer ma valise, payer pour le mini-bar, négocier un taxi pour 50 dirhams et finalement lui en donner 200 - merci pour mes enfants -, Menara again et son passport check qui laissera passer assez vite, one time !, pour tomber au comble de la fatigue sur Yoann qui, juste quand ma visa a expiré, décide de stacker mon addiction nicotinique, embarquement pour la vie normale.

Je peux vous dire que c'était encore bien plus difficile de suivre tout ça en live, à l'arrivée en France j'avais l'impression vague d'être un personnage de Bukowski, clodo philosophe aux yeux dans le vague et a la pseudo barbe en pleine tentative d'évasion, complétement déconnecté de la réalité par ce manque de sommeil et les abus induits (ou l'inverse), 12h encore et j'étais à nouveau au travail.


mardi 22 mars 2011

Bust me i'm famous ! (part III)

Incroyable, K. n'a pas de fuite dans les idées, évite le craquage et arrive enfin à publier une part III ... (notez qu'au passage je parle de mézigue à la troisième personne, va peut être falloir consulter finalement, y a un coach de vie dans la salle ?).

En même temps je ne pouvais décemment pas vous laisser en plan juste à l'arrivée des starlettes, ce serait comme parler menu dégustation et se rendre compte que tout ce qu'on pourra se mettre sous la dent tient dans une boite cartonnée à l'effigie du captain'.

Chivas Stars on Fire au casino Es Saadi ça en jette non ? Tournoi à 225 euros, freezout pour 10000 jetons rounds de 25 minutes (On appelle ce format un sheepstack chez les amateurs de tonte) et surtout à chaque table, 15% de chance d'avoir quelqu'un de connu, je m'explique :
- On a eu un mini spoiler la veille lors du debriefing technique au lounge (lire on buvait des mousses tranquillou à l'Epicurien) avec un passage éclair de quelques unes des personnalités qui formeraient l'opposition bountisée du lendemain. Je ne pensais bien sûr pas croiser Liv Tyler, Rosie Jones, Sean Connery et Jean Passe mais faut être pêchu en vedettariat pour reconnaître le gars qui a inventé la case banqueroute de la roue de la fortune ou sa cousine, responsable quant à elle de la quatrième note en partant de la fin du générique de D&CO ...

Reste l'imperturbable Moundir (Pas discuté avec mais le couperet populaire est tombé : plutôt sympa, déficit d'image probablement assez peu justifié, Pascal Sellem (taxeur de feu devant l'éternel, doué en écoute d'indication du point d'eau, bref très sympa), les autres ? Pas plus vus que pris(es) sinon pas identifié(e)s les porteurs de jeton KO à 100 euros, c'est pourtant pas faute de mater dans la boite à conneries à mes soirs perdus mais je concède n'avoir aucun edge en identification policière standard.

Me voici donc installé à ma première table, fin de l'annonce des spots à vedettes, quand je constate que notre table n'a pas reçu d'ovation je me risque à un "Et nous on n'a pas de star ?" en direction d'Alana Pariente et KingYoann (encore de blinds communes) OOps !!! Euh si y a une star en fait, un gars très sympa du Jamel Comedy Club qui fait une imitation terrible (au sens anglais du terme) de la voix française d'Eddy Murphy, Frederic Chau sera donc notre star (merci google).

Le début est plutôt chaotique, et est surtout marqué par une ventralisation bien profonde de Yoann par la taciturne calling station de la table, rumeur d'effroi de toute la table au showdown et j'ai entendu dire que Hondelatte a d'ores et déjà acheté les droit pour un prochain Faites entrer l'accusé. Pour moi, c'est facile, je ne touche rien, ne connecte rien et avec tous ces gars qui ont cassé leur bouton fold je n'ai pas prévu de m'envoyer en l'air(si si ils ont un vrai bouton fold IRL mais cassé, ils ont même une boîte avec un gros pouce dessus et ils "likent" la photo de ta tête à la river).

Résultat, je suis déplacé à la table de Ratplaie et Rémy Biechel et comme je prends la place de la vedette (siège 4) je suis sûr de ne pas commettre d'autre bourde. Je vais assez rapidement montrer toute l'étendue de mes capacités pokeristiques puisque je passe 3 flips, le premier avec 55 depuis le bouton, payé par Sylvain (Artplaie pour tout le monde, mon Ratplaie) avec KTo (merci d'avoir fait semblant de réfléchir ^^) puis AK vs les 99 de Biechel (qui avait overlimp et quand la parole lui revient il prend une minute après avoir dit "Tu as poussé comme si tu avais AK" et finit par gaaaammmmble, nice read sir !), le troisième, je ne me souviens plus, trop épaté d'avoir gagné mon premier flip de la semaine ... deux fois !!!

Ce qui est sûr c'est que maintenant j'ai des jetons et je suis déplacé au siège qu'occupait Jessy "just busted" avec les ptites casseroles qui trainent derrière la voiture, mais c'est déjà le dinner break. Jessy va ainsi me briefer sur l'energumène qui l'a sorti et sur qui j'ai la position.

Au retour du buffet, alors que ma première lligne Hendon n'est qu'à quelques encablures (environ 50 left sur 204 pour 30 ITM) j'ai déjà 10 minutes de retard mais ce n'est pas très grave, j'ai un stack de 60K environ. Je grapille un peu, reperds quand arrive LE coup :

Tout le monde fold jusqu'à mon livetard préféré qui décide de limp. Je soulève mes cartes, KJ suited à pique et rapide évaluation de la situation, j'ai 62K, lui 52K à peu près, les blinds sont à 1200/2400 (ante 200). Je raise à 7K et il call après courte réflexion. Le flop vient QdTs4d, il regarde le board pour finalement checker. J'ai comme vous pouvez le constater open-ended + une over et un magnifique tirage backdoor pour la seconde flush (perso je préfère voir ça comme un tirage backdoor à quinte flush royale mais bon je suis optimiste ;-D), je décide de barrel 9.5K et gugusse shove dans la foulée. Je tankerai trois minutes, voici ma réflexion :
-What the fuck ?????
-.....
-Naaaan mais What the fuck j'ai dit !!!!!!
-....
-Ok, on va réflechir, le mec limp, check raise à tapis (naan mais c'est pas interdit par la convention de Geneve ça ?) ... Combien ??? Naaan d'abord qu'est ce qu'il peut avoir ?
-Pas la dame, c'est une CS, avec la dame il calle juste voire probablement il donk bet
-Tirage couleur, possible mais pas pour la nutflush je pense qu'il raise Adxd pf
-Je le vois bien sur le dix plus que sur la flush en fait, ça doit être ça, il a le T, se dit que j'ai pas pu toucher, que j'ai pas AA et KK ... Oulah arrête toi, lui il pense pas monsieur, chez ces gens là, monsieur, on prie.
- Alors combien ce tapis ???
-Ok, 36K à mettre pour ship un pot de 72K, pfffff, me reste 45K si je fold, c'est la moyenne ou presque et je peux être ITM dans pas longtemps.
-Si il a le T, j'ai les cartes pour la quinte, la backdoor, les K et les J, ptetre optimiste mais je crois que j'ai la cote dans tous les cas raisonnables.
-ITM je m'en cogne, je veux ship, c'est pour ça qu'on joue non ?

CALL ! (bon en vrai y avait pas l'exclamation mais je l'ai dit ferme et déterminé)

Le call plus difficile à sortir depuis que je joue ...

Il retourne JT sans carreau ni pique mais je ne toucherai pas ma backdoor royal flush :(

J'ai beaucoup revu ce coup, surtout dans la soirée qui a suivi, ma principale erreur est de m'être retrouvé dans ce spot foireux, le call est bon je pense (toujours un doute quand même ICM blalbla, facteur Bulle Cheval toussa), c'est le cbet au flop qui craint ainsi que penser que la position est un aussi gros avantage qu'à l'accoutumée contre de tels adversaires, c'est bien oui, mais flopper full c'est mieux ...

Mon tournoi ne s'éternisera pas trop, je double assez rapidement sur mon bourreau, je push au premier spot c'est à dire UTG avec J5s, il call en BB avec J7s mais il se fait enQuintePapaouter river pour une ventrale magique, le 6 invoqué par Patrau derrière moi se révèle et je stacke mes jetons avec un certain contentement ;-)

Je m'ecrase finalement en poussant du bouton avec K4s, call de la sb avec A9o, basta !

To Be Concluded ... (reste plus grand chose mais après toutes les émotions que vous avez vécues, je ne voudrais pas que vos pacemakers défaillent ^^)

samedi 19 mars 2011

Bust me i'm famous ! (part II)

J'en étais arrivé aux rencontres si je ne m'abuse je vais donc tout naturellement aborder maintenant le nerf de la guerre, le buffet ! Oui, qu'est ce qu'un couscous sinon un cassoulet pour myope (oops c'est l'inverse), un minestrone pour SoupoPatophobe ???

L'homme qui gère cette "section du tournoi", soit dit en passant seul moment à une table sans subir les leçons livetardesques de théorie des folds pour info, est M.O.F. et mérite bien son titre (pour ceux qui ne sauraient pas, M.O.F. c'est l'abréviation énarque pour "Y a bon mangé"). Encore une fois c'est le buffet de desserts qui remportera mes faveurs avec notamment les meilleurs macarons mangés depuis ... (que j'ai commencé à boire, late 90's avant je me rappelle plus) longtemps ! Faut dire aussi que les ptites cruches de rouge, de blanc et même les verres de coca pour l'hydratation, tentative vaine car faire croire à mon corps que c'était de la vodka c'était mal le connaître.

Shuffle up and deal !!!

Bon, pas trop fort quand même, je sais pas c'que j'ai fait hier mais je prends mes sensations gastriques comme autant d'indices ;) On passe directement au tournoi numéro 2, j'ai brulé la hand history du numéro 1 par les deux bouts dans la sortie qui a suivi accompagné de Chris et Looouuuic (Une Mrikette à l'ergonomie parfaite pour un verre de vodka (ok deux bouteilles mais promis on a laissé notre nom sur la 2ème histoire d'avoir un alibi pour recaver un autre jour) calé dans un fauteuil de l'Awtar, club privé local, genre de Rotary en moins dégingandé ^^).

Ce tournoi numéro 2, satellite pour le main event deepstack, sera le début de mon calvaire sympathique, poker nul mais plaisant aux tables. Je suis de blinds communes avec Chris, bien moins frais que lui. Le mi-shark online, mi fish de malade nous rejoins pour prendre le siège à ma gauche. J'ai tout connu dans ce tournoi, trois fois l'average au premier break, des quintes papas en vu tu en voila (je me suis même permis de livetardiser une bonne ventrale des familles que Chris avait su lire, heureusement vilain est analphabète comme ses pieds, gg !), mea culpa, ma commande de café aurait dû attendre, un peu honteux de sit out pour vomir devant un palace (en toute discrétion quand même) mais le côté loose agressif de leur café m'a fait tilter :) Je reviens juste à temps pour constater que plus rien ne va rentrer. Je reçois AA et me fait craquer par 99 (short). Je relance les TT et suis obligé de fold sur obvious brelan de 7 (turn encore plus facile de fold avec l'A mais j'annonce et Sam (oops) me montre la paire de 7). Je mourrai finalement dans un coup leitmotiv de ce MPO pour moi, quelqu'un ouvre une petite paire avec un stack d'une douzaine de BB et décide de A-limp/call shove ou B-raise/call shove et je perds le flip (pas de chance, jamais pu avoir autre chose que AK ou AQ dans ces spots, je n'ai donc pas pu leur dire "tu vois bien que c'est pas toujours un flip conn...")).
Bref fin du sat 1, je vous épargne le sat 2, je n'aime pas les redites.

Il est temps de regrinder la vodka, mais la fatigue nous rattrappe et notre sagesse légendaire nous cantonnera à un nombre restreint de Heineken (Oui, moi aussi je préférerais qu'ils aient de la Chimay Bleue, mais la vie ce serait nul si c'était trop bien naaaaan ?). Les vedettes arrivent ...

To Be Continued ... (promis y aura bien une partie III cette fois ci ;-D)